Quels sont les congés auxquels un aidant peut prétendre ?
Pour ne pas se perdre dans la complexité administrative, trois congés principaux sont à connaître :
- Le congé de proche aidant (ex « congé de soutien familial »)
- Le congé de solidarité familiale
- Le congé de présence parentale
1. Le congé de proche aidant : une évolution récente
Mise en place par la loi du 28 décembre 2015 et renforcée en 2020, ce congé permet à un salarié ou un agent public de cesser temporairement de travailler pour s’occuper d’un proche :
- Atteint d’un handicap ou
- Victime d’une perte d’autonomie d’une « gravité particulière ».
Bénéficiaires :
- Salariés du secteur privé, agents publics, fonctionnaires.
- Travailleurs non-salariés sous conditions via certains régimes.
Proches concernés : un membre de la famille définie très largement (jusqu’au 4e degré), ou une personne âgée ou handicapée avec laquelle le salarié réside ou entretient des liens étroits et stables.
Durée : 3 mois maximum, renouvelable, sans dépasser 1 an sur l’ensemble de la carrière.
Indemnisation :
Depuis octobre 2020, ce congé n’est plus strictement « sans solde ». Une allocation journalière du proche aidant (AJPA) est versée par la CAF ou la MSA.
- Montant 2024 : 62,44 € par journée, 31,22 € par demi-journée (CAF au 01/04/2024)
- Plafond : 66 jours indemnisés sur la carrière
Comment en faire la demande ?
La demande s’effectue auprès de l’employeur par lettre recommandée avec AR ou remise en main propre. Un justificatif de la situation du proche aidé est à fournir (reconnaissance RQTH, MDHP, certificat médical pour la perte d’autonomie…).
Dans le Loiret, les informations et accompagnements peuvent être facilités par :
- La Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) du Loiret
- Les services sociaux des hôpitaux d’Orléans ou de Montargis
- L’association France Alzheimer Loiret pour les familles concernées
2. Congé de solidarité familiale
Ce congé vise spécifiquement les salariés venant en aide à un proche en fin de vie.
- Bénéficiaires : Salariés du privé (y compris CDD et CUI), fonctionnaires
- Durée : 3 mois maximum, renouvelable une fois
- Indemnisation : Versement d’une allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie (59,66 € par jour en 2024)
La démarche doit être anticipée, le dossier médical complété par le médecin du proche. Ce congé ne peut être refusé mais l’employeur doit être informé par lettre recommandée.
3. Congé de présence parentale
Parents d’enfants malades, accidentés ou handicapés, ce congé concerne tout parent d’un enfant à charge nécessitant une présence soutenue.
- Durée : Jusqu’à 310 jours ouvrés sur une période maximale de 3 ans
- Indemnisation : Allocation Journalière de Présence Parentale (AJPP) versée par la CAF (62,44 €/jour en 2024, majoration possible pour famille monoparentale)
- Démarche : Certificat médical détaillé du médecin traitant, accord de l’employeur requis (le congé ne peut toutefois pas être refusé s’il est dûment justifié)
Là encore, le relais local peut s’avérer déterminant : les relais handicap des hôpitaux d’Orléans, les assistants sociaux scolaires ou hospitaliers, ainsi que les associations de parents d’enfants handicapés servent souvent de vigie pour bien constituer le dossier.