Les différents types d’aides accessibles dans le Loiret
1. Les assistants sociaux (CCAS, Conseil Départemental, hôpitaux…)
Le Service social est souvent la première porte à pousser. Les assistants ou assistantes sociales connaissent les démarches et les particularités des dossiers pour les personnes en situation de handicap, qu’il s’agisse d’un enfant, d’un adulte ou d’une personne âgée.
- CCAS (Centres Communaux d’Action Sociale) : chaque commune ou communauté de communes du Loiret dispose d’un CCAS qui reçoit sur rendez-vous toute personne du territoire. Le CCAS d’Orléans reçoit environ 1 200 demandes d’accompagnement par an, dont 35 % concernent les démarches liées au handicap (d’après le rapport 2022 du CCAS Orléans).
- Conseil départemental du Loiret (Service autonomie et solidarité) : il propose un accompagnement social sur le handicap via ses pôles territoriaux (un accueil public, avec des permanences à Montargis, Pithiviers, Gien, Beaugency… pour couvrir l’ensemble du département). Source et prises de rendez-vous.
- Services sociaux hospitaliers : si la personne suit un traitement ou un accompagnement dans un établissement de soins (CHR Orléans, Centre hospitalier de Montargis…), l’assistante sociale référente est compétente pour aider sur place à la constitution des dossiers MDPH ou autres.
La prise de rendez-vous avec un assistant social est gratuite. Ils assurent une vérification du dossier, un accompagnement à la rédaction, l’explication des termes et le suivi en cas de retour MDPH « à compléter ».
2. Les permanences et accompagnements des associations dédiées au handicap
Les associations sont souvent très sollicitées : elles connaissent les dispositifs nationaux et locaux, et assistent tous les jours des familles ou des personnes isolées. Dans le Loiret, les plus actives sont :
- APF France handicap 45 (antenne départementale) : propose une « permanence administrative » chaque semaine à Orléans ou à Montargis. Gratuit, sur inscription. D’après l’APF, 40 % des 470 demandes traitées en 2023 avaient trait à la rédaction d’un dossier MDPH ou la constitution d’une demande d’aide financière. Source APF France handicap.
- Unapei 45 (handicap mental, enfants/adultes) : ateliers collectifs d’aide à la rédaction et accompagnement individualisé sur rendez-vous pour ses adhérents. Informations sur les droits, soutien à la description du projet de vie, conseil sur les pièces à fournir.
- AFTC-Centre (traumatisés crâniens, cérébro-lésés) : les familles sont accompagnées lors de réunions mensuelles d’information à Orléans et Montargis.
- Unafam Loiret (handicap psychique) : guidance parentale, accueil téléphonique, envois de modèles de lettres et explications.
- FNATH 45 (travailleurs, victimes d’accident de la vie/travail) : accompagnement dans les recours et constitution des dossiers, y compris pour l’expertise en contentieux.
Le plus souvent, les associations rendent visible leurs permanences sur leurs sites internet ou via les Maisons du handicap locales. Certaines intervenant en milieu rural organisent aussi des tournées à la demande.
3. Les « Points d’Accès au Droit » (PAD) et les Maisons France Services
Depuis 2020, le Loiret s’est doté de 20 Maisons France Services. Ces guichets polyvalents accueillent tous les habitants, dont les personnes en situation de handicap, pour les aider à remplir de nombreux dossiers administratifs : CAF, MDPH, sécurité sociale, impôts… Quatre de ces structures, situées à Orléans, Artenay, Gien et Montargis, disposent d’un référent handicap formé spécifiquement à l’accompagnement de dossiers.
Un Point d’Accès au Droit (coordonné par le Conseil Départemental de l’Accès au Droit du Loiret) propose aussi de l’aide administrative, notamment pour les dossiers MDPH, le RSA, l’Aide à la mobilité, ou en cas de contentieux. Certains PAD sont intégrés aux tribunaux (tribunal judiciaire d’Orléans, de Montargis) ou en Mairie.
- Délais habituels : accueil sans rendez-vous, aide à la vérification du dossier, orientation vers des partenaires compétents si besoin. Certains proposent aussi du prêt d’ordinateur ou de scanner pour transmettre les pièces dématérialisées.
- Liste sur france-services.gouv.fr
4. Les établissements et services médico-sociaux (ESMS, SESSAD, SAVS, etc.)
Certaines personnes en situation de handicap bénéficient déjà d’un suivi dans un ESMS (établissement ou service médico-social), comme les SESSAD (enfant), IME (adolescent), SAVS ou SAMSAH (adulte, autonomie). Dans ce cas, l’éducateur référent ou l’assistante sociale de la structure accompagne la préparation du dossier, la collecte des bilans médicaux, l’explication du « projet de vie », et peut parfois le transmettre directement à la MDPH.
En 2021, selon l’ARS Centre-Val de Loire, 51 % des dossiers transmis à la MDPH du Loiret provenaient d’un accompagnement via un ESMS. Cela confirme l’intérêt de demander l’aide de ces établissements si on y est déjà suivi.
5. Les professionnels du droit et du conseil (notaires, avocats, mandataires spécialisés, etc.)
Dans les situations complexes (litiges, recours, protections juridiques), un professionnel du droit peut s’avérer nécessaire.
- Les mandataires judiciaires à la protection des majeurs s’occupent de toutes les démarches administratives pour leurs protégés (tutelle, curatelle…)
- Notaires et avocats jouent un rôle d’information, notamment lors de la constitution de dossiers pour l’habitat adapté, les droits de succession avec handicap, ou la défense face à une décision contestée de la MDPH.
L’aide juridictionnelle ou les permanences gratuites d’avocats en mairie peuvent permettre d’accéder à ces conseils sans frais dans certains cas (voir les conditions sur service-public.fr).